Marseille est la plus ancienne ville de France, fondée vers 600 av. J.-C. par des marins grecs venus de Phocée
Marseille est la plus ancienne ville de France, fondée vers 600 av. J.-C. par des marins grecs venus de Phocée (actuelle Turquie), ce qui lui vaut son surnom de Cité Phocéenne.
Une histoire fondée sur un mythe
La légende raconte que la ville est née de l’union entre Gyptis, fille du chef de la tribu celto-ligure locale, et Protiss, le marin grec qui débarquait sur la côte. En signe d’alliance, la princesse lui tendit une coupe de vin lors d’un banquet, lui offrant ainsi la terre autour de la calanque de Lacydon (l’actuel Vieux-Port).
Pendant l’Antiquité, Massalia devient une puissance maritime et commerciale majeure en Méditerranée, indépendante et alliée de Rome, avant d’être intégrée à l’Empire romain après son siège par Jules César en 49 av. J.-C.
Les piliers de l’identité marseillaise
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Le Vieux-Port : Le berceau historique où bat le cœur de la ville depuis 26 siècles.
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Le Panier : Situé juste au-dessus du Vieux-Port, c’est le plus ancien quartier de Marseille, reconnaissable à ses ruelles étroites, ses façades colorées et ses ateliers d’artistes.
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Notre-Dame de la Garde : Surnommée « la Bonne Mère », cette basilique de style romano-byzantin surplombe la ville à 149 mètres d’altitude et offre une vue panoramique sur toute la rade.
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Une géographie unique : Bordée par la mer et entourée de collines calcaires, la ville abrite le parc national des Calanques, un patrimoine naturel exceptionnel aux portes de la métropole.
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Un carrefour méditerranéen : Deuxième ville de France en population, Marseille s’est construite au fil des siècles grâce aux vagues d’immigration successives, en faisant un port cosmopolite majeur.
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, fondé sous le nom de Massalia vers 600 av. J.-C. par des marins grecs venus de Phocée (en Asie Mineure, aujourd’hui en Turquie), est la plus ancienne ville de France. En s’installant dans cette calanque abritée, les Phocéens ont jeté les bases d’un comptoir commercial qui allait devenir l’un des ports les plus puissants de la Méditerranée.
La fondation et l’histoire antique
La légende de la fondation de la ville associe commerce, diplomatie et amour :
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Le mariage de Gyptis et Protis : Selon le récit traditionnel, Protis, le chef des marins phocéens, débarqua le jour où le roi de la tribu celto-ligurienne locale (les Ségobriges) mariait sa fille, Gyptis. Lors du banquet, la tradition voulait que la princesse offre une coupe d’eau au prétendant de son choix. Elle la tendit à Protis. En présent de mariage, le roi accorda aux Phocéens le territoire sur lequel ils fondèrent Massalia.
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Le Phocéen et la cité : C’est de cette origine grecque que vient le surnom de « Cité phocéenne », encore utilisé aujourd’hui.
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Une république marchande : Très vite, Massalia est devenue une cité florissante, exportant du vin et de l’huile d’olive, battant sa propre monnaie et explorant de nouvelles routes maritimes (notamment grâce au navigateur Pythéas, parti de Marseille pour explorer le nord de l’Europe et l’Arctique au IVᵉ siècle av. J.-C.).
Anecdotes et faits historiques insolites
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Le lion de Marseille face à César : Pendant la guerre civile romaine opposant Jules César à Pompée, Marseille choisit le camp de Pompée. César assiégea la ville en 49 av. J.-C. Après une résistance héroïque, la cité fut contrainte de se rendre, perdant une grande partie de son indépendance et de ses possessions maritimes au profit d’Alesi/Arles.
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La « Sardine » qui a bouché le port : L’expression populaire marseillaise « c’est la sardine qui a bouché le port de Marseille » repose sur un fait réel déformé. En 1780, un navire nommé La Sartine (du nom du ministre de la Marine de Louis XVI) coula à l’entrée du Vieux-Port après un accident, bloquant le trafic maritime pendant un long moment. Au fil du temps, le nom du navire s’est transformé en « sardine » dans le langage courant.
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L’Hymne National : Bien que La Marseillaise soit l’hymne national français, elle a été composée à Strasbourg par Rouget de Lisle en 1792 sous le nom de Chant de guerre pour l’armée du Rhin. Ce chant prit le nom de La Marseillaise parce qu’il fut entonné par les fédérés marseillais lors de leur entrée à Paris.
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Une rivalité historique avec le pouvoir central : Marseille a souvent entretenu des relations compliquées avec la monarchie française. Louis XIV a fait construire les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas non pas seulement pour protéger le port, mais aussi pour braquer les canons vers l’intérieur de la ville afin de surveiller ses habitants révoltés.
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Le bassin du est le véritable cœur historique et culturel de la cité. Autour de cette calanque naturelle originelle (le Lacydon), chaque pierre raconte les conflits, la foi et l’esprit d’indépendance de la ville.
Lieux emblématiques et anecdotes du Vieux-Port
Gardien de l’entrée nord du port, ce complexe fortifié réunit plusieurs époques, de la tour de la Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (XIIIᵉ siècle) jusqu’aux aménagements commandés par Louis XIV.
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La chaîne qui fermait la passe : Au Moyen Âge, une imposante chaîne en fer était tendue entre le Fort Saint-Jean et la rive opposée pour interdire l’accès aux navires ennemis. En 1423, lors du pillage de Marseille par la flotte du roi Alphonse V d’Aragon, la chaîne fut brisée et emportée comme trophée. Ses morceaux sont toujours exposés aujourd’hui dans la cathédrale de Valence, en Espagne !
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Des prisons de la Révolution : Durant la Terreur, le fort sert de prison pour les membres de la famille royale et divers opposants politiques.
Face au Fort Saint-Jean, sur la rive sud, la citadelle domine la passe du port depuis le XVIIᵉ siècle.
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Des canons braqués sur les Marseillais : En 1660, excédé par les rébellions fréquentes des habitants, Louis XIV ordonna la construction du fort. Mais le détail le plus révélateur réside dans l’orientation des batteries de canons : elles étaient principalement dirigées vers la ville elle-même et ses citoyens, plutôt que vers la mer pour parer une attaque étrangère.
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La vengeance des citoyens : Pendant la Révolution française en 1790, les Marseillais commencèrent à démolir la partie du fort tournée vers la ville pour neutraliser cette menace permanente, avant que l’Assemblée constituante n’ordonne la fin des destructions.
Située sur les hauteurs de la rive sud du port, cette abbaye fortifiée fondée au Vᵉ siècle est l’un des lieux de culte chrétien les plus anciens d’Europe occidentale.
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Les cryptes paléochrétiennes : Bâtie sur une ancienne carrière grecque puis une nécropole romaine, l’abbaye possède d’impressionnantes cryptes souterraines abritant des sarcophages des IVᵉ et Vᵉ siècles.
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La tradition de la Chandeleur et des navettes : Chaque 2 février, une procession emporte la statue de la Vierge Noire depuis le port jusqu’à l’abbaye. À cette occasion, les Marseillais bénissent et dégustent les navettes, des biscuits à la fleur d’oranger en forme de barque, rappelant le bateau qui aurait amené les Saintes Maries sur les côtes provençales.
Érigé au XVIIᵉ siècle sous le règne de Louis XIV sur le Quai du Port, ce bâtiment en pierre de Couronne présente une architecture baroque provençale unique.
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L’absence d’escalier intérieur : Une curiosité architecturale amusante caractérise le bâtiment : il n’existait à l’origine aucun escalier reliant le rez-de-chaussée (réservé aux marchands) au premier étage (réservé aux échevins et élus). Pour passer d’un niveau à l’autre, il fallait emprunter un pont suspendu à l’arrière reliant l’édifice à l’immeuble voisin.
Située dans le quartier du Panier, juste au-dessus du Vieux-Port, cette place occupe l’emplacement de l’agora grecque puis du forum romain.
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Le balcon sur la mer : C’est depuis cette place que les habitants observaient autrefois l’entrée et la sortie des navires du port. Son nom provient de la famille Linche, de riches négociants d’origine corse installés au XVIᵉ siècle qui y possédèrent un hôtel particulier.
Même si elle surplombe la ville depuis sa colline, la « Bonne Mère » est indissociable de l’histoire du port qu’elle veille depuis la seconde moitié du XIXᵉ siècle.
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Les ex-voto maritimes : Les murs intérieurs de la basilique sont couverts de plaques de remerciement, de maquettes de navires suspendues et de peintures naïves offertes par les marins et pêcheurs sauvés des tempêtes après avoir invoqué la protection de la Vierge
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