Le café n’est généralement pas un contre-indiquant absolu sauf cas très précis
Le café n’est généralement pas un contre-indiquant absolu sauf cas très précis, mais il interagit de plusieurs façons avec de nombreux traitements :
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Inhibition ou surdose d’absorption : Le café (et le thé) contient des tanins et du fer qui s’associent, ce qui réduit drastiquement l’absorption de certains médicaments comme le sulfate de fer ou la lévothyroxine (traitement de la thyroïde). À l’inverse, son acidité peut accélérer la dissolution de certains antalgiques.
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Compétition hépatique : La caféine est métabolisée par le foie (via l’enzyme CYP1A2). Certains médicaments (comme la ciprofloxacine, la fluvoxamine ou les pilules contraceptives) ralentissent l’élimination de la caféine, ce qui peut provoquer des symptômes de surdose (palpitations, tremblements, insomnies, anxiété).
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Addition d’effets : Pris avec des stimulants (médicaments pour le TDAH, décongestionnants à base de pseudoéphédrine), le café peut amplifier les effets secondaires cardiovasculaires (hypertension, tachycardie).
Pour limiter ces risques sans renoncer au café, il suffit en général de respecter un délai de 2 heures entre la prise du médicament et la tasse de café, et de le prendre avec un grand verre d’eau plate.
- Antidouleurs : Le café peut accélérer l’absorption et renforcer l’effet de l’aspirine, du paracétamol ou de l’ibuprofène.
- Diminution de l’absorption : Le café réduit l’efficacité du fer, de la lévothyroxine (thyroïde) et de certains antidépresseurs ou traitements de l’ostéoporose. Il est conseillé d’espacer la prise de 3 heures.
- Augmentation des effets secondaires : Associé à certains antibiotiques (comme les fluoroquinolones) ou à la théophylline, le café ralentit l’élimination de la caféine et provoque agitation, insomnies ou palpitations. Avec les antipsychotiques, il peut en augmenter la toxicité.
- Sédatifs : La caféine, qui est un stimulant, s’oppose aux effets des somnifères ou des anxiolytiques.