Le principe de la Duck Race (ou course de canards) écologie ou pas ? Question…
Le principe de la Duck Race (ou course de canards) reste un événement ludique, solidaire et très spectaculaire.
🦆 Comment ça fonctionne ?
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L’adoption des canards :
Les participants (particuliers ou entreprises) “adoptent” un ou plusieurs petits canards en plastique jaune pour une somme symbolique (souvent autour de 5 €). Chaque canard se voit attribuer un numéro correspondant à un ticket.
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Le grand lâcher dans la rivière :
Le jour J, des milliers (voire dizaines de milliers) de canards sont déversés d’un coup dans la rivière depuis un pont ou un camion. C’est un véritable raz-de-marée jaune qui dérive au fil du courant !
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La course et la ligne d’arrivée :
Les canards voguent sur un parcours délimité de quelques centaines de mètres à plus d’un kilomètre. Un dispositif d’entonnoir (souvent géré avec l’aide de clubs de canoë-kayak ou de bénévoles) permet de canaliser les canards à l’arrivée afin de déterminer précisément l’ordre des gagnants.
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Les lots et la solidarité :
Les parrains des premiers canards arrivés remportent de gros lots (voitures, voyages, appareils électroménagers, etc.). Surtout, la quasi-totalité des bénéfices est reversée à des associations caritatives locales ou des projets d’entraide.
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L’aspect écologique :
Après la course, 100 % des canards sont soigneusement repêchés à l’aide de filets et réutilisés pour les éditions futures ou d’autres événements.
Sur le plan environnemental, les Duck Races suscitent un vrai débat et font l’objet de vives polémiques dans plusieurs communes.
Voici un résumé des arguments des écologistes d’un côté, et des réponses apportées par les organisateurs de l’autre.
🌿 Ce que dénoncent les écologistes et associations
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Le risque de fuite de plastique dans les milieux naturels :
Même si les organisateurs mettent en place des barrages et des filets de rétention, il est très difficile d’intercepter 100 % des canards. Dans les rivières avec du courant, des embâcles (branches) ou de la végétation dense, des canards peuvent se coincer, être emportés vers l’aval ou finir dans la mer/l’océan.
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La pollution par les microplastiques :
En se dégradant au fil du temps sous l’action des UV et du frottement avec les rochers, les objets en plastique libèrent des microplastiques toxiques pour la faune aquatique (poissons, oiseaux, micro-organismes).
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Le dérangement de la biodiversité :
Le passage soudain de milliers de jouets en plastique, couplé au nettoyage des berges et aux équipes dans l’eau (parfois en canoë), peut perturber la faune locale (périodes de nidification des oiseaux d’eau, fraie des poissons, dégradation de la flore aquatique).
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La symbolique du « plastique dans la rivière » :
Même si l’événement est caritatif et très populaire, de nombreux militants écologistes estiment que cela renvoie un mauvais signal éducatif : « On demande aux gens de réduire le plastique à usage unique et de faire attention aux cours d’eau, tout en jetant publiquement des milliers de gadgets en PVC dans une rivière ».
🛡️ Comment les organisateurs se défendent
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Logistique de repêchage stricte : Des barrages d’entonnoir (souvent conçus avec l’aide de clubs de canoë ou de plongeurs) sont installés en aval pour intercepter la totalité des canards.
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Réutilisation systématique : Les canards ne sont pas jetés après la course. Ils sont comptés, lavés, stockés et réutilisés d’année en année ou prêtés à d’autres associations.
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Nettoyage des berges : Les organisateurs en profitent souvent pour mener des opérations de dépollution et de ramassage des véritables déchets présents dans la rivière avant et après l’événement.
💡 Les alternatives proposées
Afin d’éviter ces tensions, certaines associations écologistes demandent aux organisateurs d’évoluer vers des alternatives plus vertueuses :
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Utiliser des matériaux biodégradables ou biosourcés (canards en bois ou imprimés en matières compostables).
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Organiser des courses virtuelles ou numériques.
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Remplacer la course par d’autres animations éco-conçues garantissant zéro impact sur le milieu aquatique.
