Que commémore-t-on le 11 novembre ?
Début novembre 1918, le chancelier allemand, Max de Bade, demande la suspension des hostilités et annonce l’envoi de plénipotentiaires allemands pour négocier. La délégation allemande est reçue en forêt de Compiègne près de Rethondes, le 8 novembre. Dans le wagon-bureau du maréchal Foch, les conditions de l’armistice sont présentées.
Le lendemain, en Allemagne, l’empereur Guillaume II abdique et se réfugie aux Pays-Bas. La République de Weimar est proclamée en Allemagne et le nouveau gouvernement allemand accepte les conditions d’armistice.
Le 11 novembre à 5h45 du matin, l’armistice est signé dans les conditions demandées. Les hostilités sont suspendues le même jour à 11 heures.
Un armistice est une suspension provisoire des combats dans le but de négocier une fin des hostilités. L’armistice signé le 11 novembre est d’une durée de 36 jours et il est reconduit à plusieurs reprises. Ce n’est qu’au moment de la signature des traités de paix à Versailles, le 28 juin 1919, que la sortie de guerre est actée.
Projet porté par le ministère depuis 2011, le monument aux morts pour la France en OPEX, érigé dans le XVe arrondissement de Paris, rend hommage aux militaires tombés en opérations extérieures depuis 1963.
Le 18 avril 2017, le président de la République François Hollande en a posé la première pierre. Le monument est inauguré le 11 novembre 2019 par le président Emmanuel Macron.
Le monument aux morts pour la France en OPEX est le dixième haut lieu de la mémoire nationale du ministère des armées. Les hauts lieux de mémoire sont des lieux de recueillement où sont organisées des cérémonies commémoratives. Les neuf autres lieux sont :
le Cimetière national de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) ;
le Cimetière national de Fleury-devant-Douaumont et la tranchée des baïonnettes (Meuse) ;
l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) ;
le Mont-Valérien (Hauts-de-Seine) ;
le Mémorial des Martyrs de la Déportation de l’île de la Cité (Paris) ;
le Mémorial de la prison de Montluc (Rhône) ;
le Mémorial du débarquement allié de Provence au Mont-Faron (Var) ;
le Mémorial des guerres en Indochine (Var) ;
le Mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie (Paris).