Gilbert Ganteaume est décédé le 28 août 2026 dans sa ville natale. Il est l’une des figures artistiques et culturelles marquantes de La Ciotat.
Gilbert Ganteaume est né le 12 octobre 1932 à La Ciotat et mort le 28 août 2026 dans sa ville natale. Il est l’une des figures artistiques et culturelles marquantes de La Ciotat.
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Origines et formation ouvrière : Il grandit dans l’univers des Chantiers Navals de La Ciotat, où il apprend dès son jeune âge à travailler le bois et le métal. Ces savoir-faire manuels (découper, souder, assembler) marqueront durablement toute sa démarche plastique.
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Transition vers l’art : Il quitte les chantiers navals au début des années 1970 pour se consacrer progressivement à la création artistique.
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Style et recherche plastique : Peintre et sculpteur, son travail se situe entre l’abstraction, le matiérisme et la représentation. Il s’inspire des matériaux industriels et des objets du quotidien en utilisant l’acier, le fer, le bois et divers éléments récupérés ou détournés.
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Engagement et ancrage ciotaden : Homme profondément attaché à sa ville et aux luttes ouvrières, il s’est aussi investi dans l’écriture (notamment avec des récits et témoignages sur l’histoire de la cité) et la décoration de lieux locaux (comme la salle Paul Éluard ou le musée de la ville).
L’exposition rétrospective « Né de l’Acier », présentée à la Chapelle des Pénitents Bleus à La Ciotat, rend hommage à son parcours et à son travail de la matière.
Gilbert Ganteaume est une figure artistique indissociable de La Ciotat, caractérisé par son lien fusionnel avec le monde ouvrier des Chantiers Navals.
Parcours et formation ouvrière
Né le 12 octobre 1932 à La Ciotat, il commence très jeune son travail aux Chantiers Navals de la ville. C’est lors de cet apprentissage qu’il assimile les techniques du travail du bois et du métal — couper, souder, assembler — des gestes artisanaux et industriels qui formeront le cœur de sa pratique plastique tout au long de sa vie.
Transition vers l’art moderne
Après son départ des chantiers navals au début des années 1970, il se tourne progressivement vers la peinture et la sculpture. Son travail s’inspire alors de grandes figures de l’art contemporain et du matiérisme, telles que Zao Wou-Ki, Antoni Tàpies, Jean Dubuffet, Jean Tinguely, Arman ou César.
Style et démarche plastique
Son œuvre se caractérise par une recherche constante sur la matière :
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Matériaux bruts et détournés : Il utilise l’acier, le fer, le bois, le goudron, ainsi que divers objets et éléments métalliques récupérés pour créer des surfaces chargées de relief et d’histoire.
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Synthèse plastique : Son langage visuel oscille entre l’abstraction, le matiérisme et la représentation, associant la rigueur du geste ouvrier à la liberté poétique de la création artistique.
Ancrage local et mémoire ciotadenne
Profondément attaché à son territoire et aux valeurs du monde maritime et industriel, Gilbert Ganteaume s’est également consacré à l’écriture et au patrimoine :
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Il est l’auteur d’ouvrages consacrés à l’histoire et à la mémoire ciotadenne, notamment La Ciotat, mon amour (2009) et Les beaux jours, Journal d’un mort potentiel (2016).
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Il a réalisé la décoration et l’aménagement artistique de plusieurs lieux de la commune, dont le Musée de La Ciotat, la salle Paul Éluard et la chapelle de l’Œuvre.
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Deux films documentaires lui ont été consacrés : Gilbert Ganteaume, un peintre dans sa ville par José Jutard (2014) et Gilbert Ganteaume, un tracé audacieux par Claude Hirsch (2019).
Une exposition rétrospective intitulée « Né de l’Acier », organisée par l’association GAM à la Chapelle des Pénitents Bleus à La Ciotat, a été consacrée à l’ensemble de son travail.