14 octobre 2026

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La relation entre Benjamin Netanyahu et le mouvement hassidique Chabad Loubavitch

La relation entre Benjamin Netanyahu et le mouvement hassidique Chabad Loubavitch est profonde, stratégique et marquée par un fort ancrage symbolique. Elle repose autant sur son parcours diplomatique personnel que sur les convergences idéologiques et politiques entre son parti (le Likoud) et le mouvement.

1. La rencontre fondatrice avec le Rabbi (1984)

En 1984, alors qu’il vient d’être nommé ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, Benjamin Netanyahu rencontre pour la première fois à New York le Rabbi de Loubavitch (Menachem Mendel Schneerson).

Lors de cette entrevue de nuit au siège du mouvement (le 770 à Brooklyn), le Rabbi lui donne une ligne de conduite célèbre qui marquera l’esprit de Netanyahu :

« Vous allez servir dans une maison d’obscurité et de mensonges [l’ONU]. Rappelez-vous que même dans l’obscurité la plus profonde, si vous allumez une seule bougie de vérité, elle se verra de très loin. »

Le Rabbi lui conseille également de maintenir une posture de fermeté et de fierté juive sur la scène internationale.

2. Le soutien politique et la bénédiction de 1988

Avant que Netanyahu ne quitte son poste à l’ONU pour se lancer en politique en Israël, le Rabbi lui adresse un avertissement devenu célèbre :

« Sachez que vous devrez vous battre contre 119 autres membres de la Knesset. »

En 1990, lors d’une célèbre distribution de dollars à Brooklyn, le Rabbi déclare publiquement à Netanyahu qu’il a une mission importante à accomplir pour le peuple juif et l’encourage à « hâter la venue du Messie » en accomplissant des actions concrètes.

Bien que le mouvement Chabad se définisse officiellement comme non partisan en Israël, ses membres et sympathisants ont historiquement soutenu la droite religieuse et nationale. Lors des élections de 1996, le slogan pro-Netanyahu soutenu informellement par des figures du mouvement, « Bibi est bon pour les Juifs » (Bibi tov la’Yehudim), a largement contribué à sa première victoire face à Shimon Peres.

3. Convergences idéologiques

La relation s’appuie sur plusieurs points de convergence doctrinaux et politiques :

  • Inviolabilité du territoire (Eretz Yisrael) : Le Rabbi de Loubavitch s’opposait fermement aux concessions territoriales (sécurité nationale et intégrité de la terre d’Israël), une ligne de conduite qui résonne avec la politique de droite du Likoud.

  • Résistance aux pressions internationales : Le Rabbi a souvent incité Netanyahu à ne pas céder aux pressions des puissances étrangères, notamment des États-Unis ou de l’ONU, au détriment de la sécurité d’Israël.

  • Identité et tradition juives : Netanyahu valorise le réseau mondial des émissaires Chabad (Chlouchim) comme un rempart contre l’assimilation de la diaspora et comme des ambassadeurs de la culture juive à travers le monde.

4. Une relation entretenue au fil des décennies

Tout au long de ses différents mandats de Premier ministre, Benjamin Netanyahu a régulièrement :

  • Rendu hommage à la mémoire du Rabbi lors des commémorations du mouvement.

  • Reçu des delegations de rabbins Loubavitch avant ses déplacements à l’étranger ou à l’approche des fêtes juives.

  • Visité des maisons Chabad dans le monde lors de ses voyages officiels (notamment à Bombay après les attentats de 2008).

Netanyahu fait fréquemment référence à ses entretiens avec le Rabbi dans ses discours pour légitimer sa vision politique, diplomatique et sécuritaire d’Israël.

Gog et Magog sont des figures eschatologiques présentes dans les textes sacrés des religions abrahamiques (judaïsme, christianisme et islam). Ils incarnent des forces hostiles issues du nord de la Terre, destinées à déferler sur le monde à la fin des temps avant d’être défaites par un châtiment divin.

Selon les traditions religieuses

1. Dans la Bible hébraïque (Ancien Testament)

  • Genèse (Table des nations) : Magog apparaît d’abord comme un individu, descendant de Japhet (fils de Noé).

  • Livre d’Ézéchiel (chapitres 38 et 39) : Gog est le prince d’une terre appelée Magog (ou prince de Rosch, Méschek et Toubal). Il mène une coalition de nations envahisseuses contre Israël restauré, mais Dieu anéantit son armée par le feu et le soufre.

2. Dans le Nouveau Testament (Christianisme)

  • Apocalypse de Jean (chapitre 20) : Gog et Magog ne désignent plus un chef et son territoire, mais deux nations trompées par Satan libéré de sa prison à la fin des mille ans. Ces peuples innombrables encerclent le camp des saints avant d’être dévorés par le feu céleste.

3. Dans le Coran et la tradition islamique

  • Yājūj wa Mājūj (ياجوج وماجوج) : Ils forment deux tribus sauvages et destructrices. Dans la sourate Al-Kahf (La Caverne), le souverain Dhu al-Qarnayn (souvent assimilé à Alexandre le Grand) construit une immense muraille de fer et de cuivre pour les enfermer entre deux montagnes.

  • Eschatologie islamique : À la fin des temps, la muraille cédera. Les troupes de Yajuj et Majuj deferleront en consommant toutes les ressources (notamment le lac de Tibériade) avant d’être éliminées par une intervention divine sous forme de vers ou de parasites envoyés par Dieu, à la suite des invocations du prophète Jésus (Issa).

Origines historiques et cartographie médiévale

  • L’origine historique probable : De nombreux historiens associent la figure biblique initiale de Gog au roi Gygès de Lydie (VIIe siècle av. J.-C., appelé Gugu dans les annales assyriennes), et le territoire de Magog aux peuples nomades du nord de la mer Noire et du Caucase, tels que les Scythes.

  • Au Moyen Âge : Gog et Magog ont été identifiés à diverses populations perçues comme menaçantes (Huns, Khazars, Mongols ou Turcs). On plaçait souvent leur contrée aux confins nord-orientaux des cartes du monde (mappa mundi).

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