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Starship est le Flight 14 (ou IFT-14 ).
Son lancement est programmĂ© pour le lundi 28 septembre 2026 . La fenĂŞtre de tir s’ouvre Ă partir de 14 h 15 (heure de Paris / CEST), soit 7 h 15 heure locale du site de Starbase au Texas.
Objectifs principaux de cette mission
Premier essai orbital prolongé : Contrairement aux tirs sous-orbitaux précédents, la mission prévoit un vol en orbite de plusieurs heures.
Déploiement de charge utile : Une première tentative de mise en orbite de satellites Starlink V3 de nouvelle génération.
Tentative de rattrapage : SpaceX prévoit de tenter à nouveau la capture du booster Super Heavy sur la tour Mechazilla à Starbase.
Voici une sĂ©lection des meilleures chaĂ®nes YouTube en français qui couvrent avec prĂ©cision SpaceX, le Starship, Starlink et les vols d’essais :
1. Chaînes spécialisées à 100 % sur Starship & SpaceX
StarBase FR — C’est la rĂ©fĂ©rence francophone pour suivre le chantier de Starbase (Texas). Il propose :
Des rĂ©capitulatifs très rĂ©guliers de l’avancĂ©e de Starbase, des constructions et des modifications techniques.
Des lives en direct lors de chaque vol d’essai (IFT) de Starship avec commentaires et traductions FR.
Le Journal de l’Espace — Propose le Journal de la Starbase , un rĂ©sumĂ© hebdomadaire/bimensuel très bien produit du programme Starship et des actualitĂ©s de SpaceX (Starlink, Falcon 9, missions de la NASA).
2. Chaînes de vulgarisation spatiale (avec suivi très régulier)
Hugo Lisoir — Le vidĂ©aste de rĂ©fĂ©rence sur le spatial francophone. Il publie des formats d’actualitĂ© hebdomadaires (« DNDE ») qui traitent systĂ©matiquement des tests SpaceX, du dĂ©ploiement de la constellation Starlink et des enjeux spatiaux.
AstroKevin (la Chaîne Espace et Astronomie) — Passionné de spatial qui fait un travail de fond remarquable :
Des analyses techniques approfondies de la méthode SpaceX, des réentrées atmosphériques, des moteurs Raptor.
Des directs de suivi lors des vols tests.
UFOTINIK — Spécialisé dans la retransmission et le suivi en direct :
3. Autres médias & vulgarisateurs
Stardust – La chaĂ®ne espace — IdĂ©al pour comprendre l’histoire et le contexte global dans lequel s’inscrivent Starship et Starlink face aux concurrents comme Ariane 6, Blue Origin ou la NASA.
Techno-Space — ChaĂ®ne axĂ©e sur l’ingĂ©nierie et la technique des fusĂ©es, parfaite pour creuser les aspects physiques, mĂ©caniques et industriels.
Astuce pour les lives : Pour les vols d’essais du Starship, la plupart de ces crĂ©ateurs s’associent ou lancent leur stream 1 heure avant le dĂ©collage pour dĂ©briefer les conditions mĂ©tĂ©o et les objectifs du vol.
Le projet Starship de SpaceX vise Ă dĂ©velopper un système de transport spatial entièrement rĂ©utilisable capable d’emporter jusqu’Ă 150 tonnes de charge utile en orbite basse, avec pour objectif ultime d’atteindre la Lune et Mars.
Architecture du lanceur
Le système se compose de deux étages superposés mesurant 121 mètres de haut au total :
Super Heavy (Premier Ă©tage) : Booster gigantesque propulsĂ© par 33 moteurs Raptor fonctionnant au mĂ©thane et Ă l’oxygène liquides (methalox). Il fournit la poussĂ©e nĂ©cessaire pour arracher l’ensemble Ă l’attraction terrestre.
Starship (Second étage) : Vaisseau spatial de 50 mètres de haut doté de 6 moteurs Raptor (3 terrestres, 3 du vide). Il assure la mise en orbite, les voyages interplanétaires et le retour sur Terre.
Innovations clés
Réutilisabilité intégrale et rapide : Contrairement aux fusées classiques perdues après le vol ou partiellement récupérées (comme la Falcon 9), les deux étages du Starship sont conçus pour revenir se poser.
Rattrapage par la tour (« Mechazilla ») : Le booster Super Heavy et le vaisseau Starship ne possèdent pas tous deux de pieds d’atterrissage lourds ; ils sont rattrapĂ©s en vol par des bras mĂ©caniques gĂ©ants fixĂ©s Ă la tour de lancement.
Ravitaillement en orbite : Pour envoyer de lourdes charges vers la Lune ou Mars, plusieurs Starship « tankers » viendront transférer du carburant en orbite basse au vaisseau principal avant son départ.
Rôle stratégique
Programme Artemis (NASA) : La NASA a sélectionné une version spécifique du Starship (Human Landing System ) pour faire atterrir les astronautes sur la Lune lors des missions Artemis III et IV.
Déploiement de Starlink : Permet de mettre en orbite les satellites Starlink V2, nettement plus grands et performants.
Exploration martienne : Fondement de la vision d’Elon Musk pour Ă©tablir une colonie autonome sur Mars.
RĂ©sumĂ© des derniers vols d’essais (Integrated Flight Tests)
Le programme de tests de SpaceX suit une méthodologie itérative : tester, analyser les échecs et modifier la version suivante.
IFT-3 : Franchissement d’un cap majeur avec la mise en trajectoire sous-orbitale rĂ©ussie du Starship, le transfert de carburant de dĂ©monstration en orbite et l’ouverture de la porte de soute. Le booster s’est dĂ©sintĂ©grĂ© lors de la phase finale de retour, et le Starship a Ă©tĂ© perdu lors de sa rentrĂ©e atmosphĂ©rique Ă haute vitesse.
IFT-4 : Premier succès complet d’amerrissage contrĂ´lĂ©. Le booster Super Heavy a effectuĂ© un retour parfait dans le golfe du Mexique, et le Starship a rĂ©ussi sa traversĂ©e atmosphĂ©rique malgrĂ© des dommages importants subis par ses ailerons, avant de se poser en douceur dans l’ocĂ©an Indien.
IFT-5 : Exploit historique avec la première capture réussie du booster Super Heavy par les bras mécaniques (« Chopsticks ») de la tour de lancement Mechazilla à Starbase, validant le concept de récupération du premier étage. Le Starship a quant à lui accompli sa rentrée et un amerrissage de précision.
IFT-6 et suivants : DĂ©monstration continue de la rĂ©pĂ©tabilitĂ© des captures de Super Heavy, de la tenue des boucliers thermiques sous de nouveaux angles d’attaque, ainsi que des premiers rĂ©allumages de moteurs Raptor en environnement spatial.
Le fonctionnement du moteur Raptor
Le Raptor est un moteur-fusĂ©e Ă la pointe de l’ingĂ©nierie spatiale, conçu sur mesure pour ĂŞtre rĂ©utilisable des centaines de fois et fonctionner avec du carburant produit sur Terre ou sur Mars.
Caractéristiques techniques fondamentales
Cycle à combustion étagée à flux complet (Full-Flow Staged Combustion ou FFSC) :
Contrairement aux moteurs classiques qui rejettent une partie du carburant non brûlé pour faire tourner leurs turbopompes, le Raptor possède deux préchambres de combustion séparées .
L’une fonctionne en excès de carburant (mĂ©thane), l’autre en excès d’oxydant (oxygène). Les gaz chauds issus de ces deux prĂ©chambres entraĂ®nent leurs turbopompes respectives avant d’ĂŞtre injectĂ©s dans la chambre de combustion principale. 100 % des ergols sont ainsi brĂ»lĂ©s , ce qui maximise l’efficacitĂ© et rĂ©duit la fatigue thermique des pièces.
Propulsants Methalox (Méthane liquide + Oxygène liquide) :
Propulsion propre : La combustion du mĂ©thane produit très peu de suie, Ă©vitant l’encrassement des conduits et facilitant la rĂ©utilisation immĂ©diate du moteur.
In-Situ Resource Utilization (ISRU) : Le mĂ©thane ($CH_4$ ) et l’oxygène ($O_2$ ) peuvent ĂŞtre synthĂ©tisĂ©s sur Mars Ă partir du dioxyde de carbone de l’atmosphère et de l’eau du sol (rĂ©action de Sabatier).
Pression extrĂŞme dans la chambre :
Le Raptor opère Ă des pressions internes dĂ©passant les 330 Ă 350 bars, battant les records du monde pour un moteur-fusĂ©e opĂ©rationnel et fournissant une poussĂ©e d’environ 280 tonnes pour les versions rĂ©centes (Raptor 3).
La tour de lancement Mechazilla (environ 145 mètres de haut) est conçue pour attraper le booster Super Heavy directement dans les airs, Ă©liminant ainsi le besoin de pieds d’atterrissage sur le fusĂ©e. Cela permet d’allĂ©ger la masse du booster et d’accĂ©lĂ©rer sa rĂ©utilisation.
1. Mécanique des bras « Chopsticks »
Le système de rattrapage s’appuie sur deux bras mĂ©caniques gĂ©ants montĂ©s sur un chariot vertical coulissant le long de la tour.
Points d’appui sur le booster (Hardpoints ) : Le Super Heavy ne possède pas de crochets complexes, mais deux ergots mĂ©talliques renforcĂ©s situĂ©es juste sous ses grilles de stabilisation (grid fins ).
Mouvement horizontal (Pince) : Les deux bras s’ouvrent et se ferment indĂ©pendamment grâce Ă des vĂ©rins hydrauliques puissants pour enserrer le corps du booster de 9 mètres de diamètre.
Mouvement vertical (Sled) : L’ensemble du mĂ©canisme est suspendu Ă un chariot tractĂ© par des câbles en acier reliĂ©s Ă un système de treuils Ă haute vitesse situĂ©s au pied de la tour.
Absorption d’Ă©nergie (Amortisseurs) : La surface supĂ©rieure des bras est recouverte de rails Ă©quipĂ©s de systèmes d’amortissement passifs et actifs (piston pneumatiques/hydrauliques). Lorsque les ergots du booster viennent frapper les bras, l’Ă©nergie cinĂ©tique restante est absorbĂ©e pour Ă©viter de plier la structure du booster ou de la tour.
2. Guidage, navigation et alignement
Le rattrapage exige une prĂ©cision centimĂ©trique lors de l’amarrage entre un booster de 200 tonnes en descente et une tour fixe.
1.Guidage global (GPS-RTK & INS)Â :
Lors de sa rentrĂ©e supersonique, le Super Heavy utilise son centrale inertielle (INS) couplĂ©e Ă un GPS diffĂ©rentiel temps rĂ©el (RTK). Ce système permet au booster d’annuler sa vitesse horizontale et de se diriger vers une zone d’attente Ă proximitĂ© immĂ©diate de la tour.
2.Transfert de contrôle & capteurs optiques :
À quelques centaines de mètres du sol, le booster repasse en vol stationnaire au-dessus ou à côté de la tour. Des caméras haute fréquence, des LIDARs et des capteurs optiques montés sur la tour et le booster comparent en temps réel la position exacte des ergots par rapport aux bras.
3.Ajustement par poussée vectorielle (TVC) et Raptor :
Les moteurs Raptor centraux orientent leur jet (thrust vector control ) pour corriger la position du booster en translation x/y et ajuster l’altitude. Les grilles de stabilisation et les propulseurs Ă gaz froid (RCS ) contrĂ´lent l’orientation en lacet/roulis pour aligner parfaitement les ergots avec les bras.
4.Capture et coupure des moteurs :
Le booster glisse entre les bras de la tour. Dès que la charge est dĂ©tectĂ©e par les capteurs de pression situĂ©s sur les bras, les moteurs Raptor sont immĂ©diatement coupĂ©s. Le booster s’immobilise, suspendu par ses ergots.
Le prochain tir du Starship est le Flight 14 (ou IFT-14 ).
Son lancement est programmĂ© pour le lundi 28 septembre 2026 . La fenĂŞtre de tir s’ouvre Ă partir de 14 h 15 (heure de Paris / CEST), soit 7 h 15 heure locale du site de Starbase au Texas.
Objectifs principaux de cette mission
Premier essai orbital prolongé : Contrairement aux tirs sous-orbitaux précédents, la mission prévoit un vol en orbite de plusieurs heures.
Déploiement de charge utile : Une première tentative de mise en orbite de satellites Starlink V3 de nouvelle génération.
Tentative de rattrapage : SpaceX prévoit de tenter à nouveau la capture du booster Super Heavy sur la tour Mechazilla à Starbase.
Pour suivre en direct le site de Starbase ainsi que les vols d’essais du Starship, plusieurs options s’offrent Ă toi :
1. Retransmissions officielles de SpaceX
Compte X (@SpaceX) — SpaceX retransmet dĂ©sormais tous ses vols en direct exclusivement sur son compte X. Le flux vidĂ©o dĂ©marre gĂ©nĂ©ralement 30 Ă 45 minutes avant l’ouverture de la fenĂŞtre de tir .
Site officiel SpaceX — Permet de suivre le compte Ă rebours, la fenĂŞtre de tir exacte et d’accĂ©der directement au lecteur vidĂ©o du live.
2. Webcams 24/7 sur le chantier de Starbase (Texas)
Si tu souhaites voir l’activitĂ© sur le pas de tir, l’assemblage de la fusĂ©e ou les prĂ©paratifs en temps rĂ©el :
NASASpaceflight (YouTube) — Propose le flux « Starbase Live », une retransmission continue 24/7 avec plusieurs caméras 4K pointées sur la tour Mechazilla, les pas de tir et la Zone de Production.
LabPadre (YouTube) — Dispose de multiples camĂ©ras autonomes disposĂ©es autour de Boca Chica pour suivre les mouvements d’engins, les tests de pression et les tests statiques des moteurs.
3. Directs commentés en français
Pour suivre le prochain tir (IFT-14) avec des explications et une traduction en direct :
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