Table ronde proposée par la Ville de La Ciotat dans le cadre de la Décade Malraux à la Bastide Marin
INVITATION à la Table ronde proposée par la Ville de La Ciotat dans le cadre de la Décade .
Sauvegarde et valorisation du patrimoine seront au cœur de cette après midi culturelle dans le cadre exceptionnel de la Bastide Marin.
📍Vendredi 25 septembre
16h/18h30: Table ronde « Malraux et la sauvegarde du patrimoine bâti »
18h30: Cocktail dînatoire
La Bastide Marin est une ancienne demeure seigneuriale et agricole du XVIIᵉ siècle située au cœur de La Ciotat. Classée aux Monuments Historiques, elle représente un témoignage précieux de l’histoire maritime, horticole et architecturale de la région.
Une histoire ancrée dans le grand commerce maritime
L’histoire de la Bastide Marin est indissociable de l’âge d’or du port de La Ciotat :
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Les origines (XVIIᵉ siècle) : La bastide est érigée vers 1630 par la famille Marin, une importante lignée de capitaines au long cours et d’armateurs ciotadens. À cette époque, les grands marins investissent leurs richesses commerciales dans le terroir agricole environnant pour y bâtir des demeures de villégiature.
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Architecture d’une bastide provençale : Le bâtiment conserve les éléments caractéristiques des demeures nobles rurales de l’époque : une bâtisse symétrique sur trois niveaux, un pigeonnier, ainsi qu’un vaste domaine agricole associé.
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Vie agricole et autosuffisance : Outre sa fonction de résidence d’été, le domaine produisait du vin, de l’huile d’olive, du blé et abritait une magnanerie (élevage de vers à soie), essentielle à l’économie provençale des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Le site aujourd’hui : Centre d’interprétation et jardins
Après avoir risqué la dégradation au XXᵉ siècle, la Bastide Marin a été réhabilitée et est aujourd’hui animée par une association locale dédiée à la sauvegarde du patrimoine et de l’environnement.
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Les jardins remarquables : Le domaine abrite plusieurs espaces botaniques pédagogiques, dont le jardin du potager d’antan, le jardin des saveurs, l’oliveraie et un parcours dédié aux plantes méditerranéennes.
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Activités culturelles et pédagogiques : La bastide sert désormais de centre d’interprétation du patrimoine méditerranéen. Elle accueille des visites guidées, des fêtes historiques, des ateliers traditionnels et des marchés du terroir tout au long de l’année.
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Au XVIIᵉ siècle, La Ciotat n’était pas seulement une paisible cité provençale : c’était l’un des viviers maritimes les plus dynamiques du royaume de France, spécialisé dans le grand commerce avec le Levant (l’Empire ottoman et la Méditerranée orientale).
À cette époque, de grandes dynasties de capitaines et d’armateurs façonnent la prospérité de la ville.
L’âge d’or maritime de La Ciotat
Sous les règnes de Louis XIII et Louis XIV, La Ciotat s’impose comme un port stratégique :
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Un savoir-faire reconnu : Les marins ciotadens sont réputés dans toute la Méditerranée pour leur maîtrise de la navigation, le pilotage de navires de commerce lourds (morts-terrains, tartanes, barques) et leur audace face aux risques de la mer.
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Le commerce avec le Levant : Les armateurs financent de longues expéditions vers Smyrne, Alexandrie, Constantinople ou l’Afrique du Nord. Ils en rapportent de la soie, du coton, des épices, du cuir et des huiles, tout en exportant les drapeaux de laine provençaux.
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La menace corsaire : Naviguer en Méditerranée au XVIIᵉ siècle exige autant de qualités commerciales que d’aptitudes militaires. Les navires ciotadens doivent être armés pour repousser les corsaires barbaresques. De nombreux capitaines ciotadens s’illustrent par des combats navals héroïques pour protéger leurs cargaisons.
La famille Marin : Une saga de capitaines et notables
Parmi les grandes familles maritimes ciotadennes (aux côtés des Miollis, Ganteaume ou Tousseul), la famille Marin occupe une place prépondérante.
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Une ascension sociale par la mer : Au fil des générations, les Marin passent du statut de marins-pêcheurs et capitaines au long cours à celui d’armateurs fortunés. Ils investissent dans l’achat et la construction de leurs propres navires.
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Des fonctions politiques et consulaires : Grâce à leur fortune et leur prestige, les membres de la famille Marin deviennent consuls de La Ciotat (l’équivalent des maires de l’époque) et siègent au conseil de la ville. Ils gèrent la défense du port, la santé publique face aux épidémies de peste, et la fiscalité locale.
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Ancrage dans le terroir : la Bastide Marin : Vers 1630, pour asseoir leur rang social et mettre leur capital à l’abri des risques de la mer, la famille fait bâtir sa demeure de campagne : la Bastide Marin. Ce domaine leur permet d’investir dans l’agriculture (vignes, oliviers, magnanerie) tout en profitant d’une résidence de villégiature proche de la ville.
Le déclin et l’héritage
À la fin du XVIIᵉ siècle et au cours du XVIIIᵉ siècle, les guerres répétées de Louis XIV et les réorganisations du commerce sous Colbert (qui privilégie Marseille) modifient le paysage économique. Si La Ciotat réoriente progressivement son activité vers la construction navale, les grandes familles d’armateurs laissent un héritage architectural et culturel remarquable, dont la Bastide Marin est aujourd’hui l’un des témoignages les plus complets.
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