14 octobre 2026

TV SUD

❤️La culture générale Reportage Réalisation Vidéo TV Cinéma Studio Région Sud 1ère web TV culturelle depuis 2017 ❤️

La Seyne-sur-Mer est la deuxième ville la plus peuplée du Var après Toulon.

La Seyne-sur-Mer, France - August 21, 2014: Harbour district of La Seyne-sur-mer from bascule bridge tower. Many touristic boat in the Pier. Some people walking on promenade. Many bars and restaurants on promenade.

La Seyne-sur-Mer est la deuxième ville la plus peuplée du Var après Toulon. Située face à la grande rade, elle possède une identité singulière forgée par son passé maritime, ses luttes ouvrières et son héritage politique marqué par le communisme.

 

Origines et développement

À l’origine, La Seyne n’était qu’un quartier maritime dépendant de Six-Fours. Le village s’est développé autour de son port de pêche avant de devenir une commune indépendante en 1657. Sa situation stratégique dans la rade de Toulon en a rapidement fait un site privilégié pour les activités navales et militaires.

Les Chantiers Navals : Cœur battant de la ville

L’histoire moderne de La Seyne est indissociable de ses chantiers navals, fondés au début du XIXe siècle et devenus plus tard les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM), puis les Chantiers Navals de la Ciotat et de La Seyne (CNC/CNIM).

  • Une renommée mondiale : Des paquebots, navires de guerre, cargos et sous-marins y ont été construits pendant plus d’un siècle.

  • L’impact urbain et social : La ville a été façonnée par cet outil industriel, attirant une importante main-d’œuvre locale et immigrée (notamment italienne, puis maghrébine).

  • La fermeture (1989) : La crise de la construction navale a entraîné la fermeture définitive des chantiers en 1989, après des années de luttes syndicales intenses.

  • L’héritage : Le site a été reconverti en parc paysager (le Parc de la Navale). Le fameux Pont basculant, autrefois utilisé pour faire passer le train des chantiers, reste le symbole le plus visible de ce passé industriel.

Le “Poumon Rouge” du Var et la tradition politique

Du fait de sa concentration ouvrière, La Seyne-sur-Mer est devenue au XXe siècle un bastion historique du Parti Communiste Français (PCF).

  • Près de 60 ans de gestion communiste : La ville a été dirigée par de grands maires communistes, notamment Toussaint Merle (maire de 1947 à 1969) et Maurice Paul.

  • Un ancrage social fort : Cette présence politique a marqué l’urbanisme (logements sociaux, équipements culturels et sportifs municipaux) et le tissu associatif local.

  • Mutations récentes : Comme d’autres anciens bassins industriels, la sociologie politique de la ville s’est transformée après la fermeture des chantiers navals, avec une poussée des forces de droite et du Rassemblement National ces dernières décennies.

La Seyne aujourd’hui

La commune cherche à faire le lien entre son patrimoine ouvrier et de nouvelles orientations économiques :

  1. Pôle Mer et Plaisance : Reconversion vers la grande plaisance, le refit de yachts et les technologies marines (Ifremer y est implanté).

  2. Tourisme et nature : La ville s’étend jusqu’à la presqu’île de Saint-Mandrier et le massif du Mai, offrant des espaces naturels d’exception comme la plage des Sablettes.

  3. La Seyne-sur-Mer possède un riche patrimoine culturel et historique qui reflète son passé militaire, industriel et religieux.Voici les principaux monuments et lieux historiques à découvrir.

    Classé monument historique, ce pont basculant métallique est le symbole le plus emblématique des anciens chantiers navals de la ville.

    • Caractéristiques : Construit au début du XXe siècle, il permettait le passage des trains de marchandises reliant la gare aux chantiers.

    • Aujourd’hui : Transformé en belvédère, il offre une vue panoramique sur la rade de Toulon et la ville depuis sa passerelle.

    Érigé en 1636 sous les ordres de Richelieu, le fort Balaguier avait pour mission de protéger la petite rade de Toulon contre les incursions maritimes.

    • Histoire : Ce site défensif a joué un rôle stratégique majeur lors du siège de Toulon en 1793.

    • Aujourd’hui : Le fort abrite un musée naval retraçant l’histoire de la défense de la rade, de la navigation et des chantiers navals, entouré d’un jardin botanique méditerranéen.

    Construit sous Louis-Philippe entre 1811 et 1821 sur les hauteurs de la ville, le fort occupe l’emplacement stratégique où Bonaparte s’est illustré en 1793 pour libérer Toulon des Anglais.

    • Architecture : Un exemple remarquable d’architecture militaire bastionnée de la première moitié du XIXe siècle.

    • Aujourd’hui : Le site s’est reconverti en centre culturel qui accueille régulièrement des expositions d’art contemporain et des évènements musicaux en plein air.

    Située en plein cœur du centre-ville, cette église paroissiale construite au XVIIe siècle témoigne de la dévotion maritime de la commune.

    • Points d’intérêt : Elle conserve une façade néo-gothique remarquable, un orgue historique et un retable en bois sculpté.

    Perchée à 352 mètres d’altitude sur le massif du Cap Sicié (à la limite entre La Seyne-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages), cette chapelle est un lieu de pèlerinage depuis le XVIIe siècle.

    • Atmosphère : La chapelle abrite une collection importante d’ex-voto marins.

    • Panorama : Le site offre un panorama spectaculaire à 360° sur les îles d’Hyères, la rade de Toulon et les calanques.

    • La Ciotat (dans les Bouches-du-Rhône) et La Seyne-sur-Mer (dans le Var) partagent une histoire commune très forte, principalement structurée autour de la construction navale, de la géographie littorale et des luttes ouvrières.

      1. La fusion industrielle : Les CNC (Chantiers Navals de La Ciotat)

      Le lien le plus direct et formel entre les deux villes est d’ordre industriel :

      • La création de la CNC (1982) : Face à la crise mondiale de la construction navale dans les années 1970 et 1980, l’État français a incité à la restructuration du secteur. Les chantiers navals de La Ciotat et ceux de La Seyne-sur-Mer (les CNIM) ont fusionné en 1982 pour former la Société Nouvelle des Chantiers Navals de La Ciotat et de La Seyne (CNC).

      • Un destin partagé : Cette entité regroupait les deux plus grands sites de construction navale marchande de la côte méditerranéenne française. Malheureusement, cela n’a pas suffi à enrayer la crise : les deux sites ont fini par fermer leurs portes à la fin des années 1980 (1987-1989), marquant profondément l’économie et les populations de ces deux villes.

      2. Une culture ouvrière et politique commune

      • Bastiens syndicaux : Dans les deux villes, la vie sociale s’organisait autour des chantiers. La CGT y était très puissante et la solidarité entre les ouvriers ciotadins et seynois était constante, notamment lors des grandes grèves et des manifestations pour tenter de sauver les navals dans les années 80.

      • Sociologie proche : Les deux cités ont accueilli de nombreuses vagues d’immigration (notamment italienne au XIXe et début du XXe siècle) venues travailler dans les cales de construction.

      3. Géographie et reconversion

      • Voisines du littoral méditerranéen : Séparées d’environ 30 km le long de la côte méditerranéenne (avec Bandol et Sanary entre les deux), elles encadrent l’entrée Ouest de la région toulonnaise et du massif du Cap Sicié.

      • Tournées vers la grande plaisance : Après l’arrêt de la construction industrielle de grands navires, les deux villes ont engagé une reconversion de leurs infrastructures portuaires vers la haute plaisance, la maintenance de yachts (refit) et le tourisme maritime.

About The Author

Laisser un commentaire

TV SUD / 13600 TV 2017-2025 Copyright © All rights reserved. | Newsphere par AF themes