Le parolier Jean-Paul Dréau Elie Benchetrit est mort le 3 août 2026 à l’âge de 73 ans.
IMPENSABLE / INIMAGINABLE. Je voudrais dessiner la douleur avec amour pour ne pas qu’elle pleure. C’est ce que tu avais écrit. Pour Richard #Cocciante Quelle douleur vive me traverse.
🙏🎹😭😭😭 Cher Jean-Paul tu as tant fait pour ton épouse tes enfants, pour tes amis, pour la musique pour les artistes. Je suis effondré toutes mes condoléances Anik Dréau-LemetayerBenchetrit plein de courage dans cette douloureuse épreuve inattendue.
Le parolier Jean-Paul Dréau (de son vrai nom Jean-Paul Elie Benchetrit) est mort le 3 août 2026 à l’âge de 73 ans. Né le 12 juin 1953 à Oran, il s’est éteint à Saint-Hilaire-Taurieux (Corrèze).
Voici une présentation mise à jour de son parcours et de son impact sur la chanson française.

Qui était Jean-Paul Dréau ?
Né en Algérie française, il s’installe en métropole dans sa jeunesse et adopte le pseudonyme de Jean-Paul Dréau au cours des années 1970. Bien qu’il ait commencé par chanter lui-même (enregistrant quelques 45 tours sous son nom), c’est dans l’écriture et la composition pour les autres qu’il a révélé tout son talent.
Sa marque de fabrique résidait dans son art d’écrire des textes romantiques et incisifs, portés par une profonde sensibilité et des mélodies accrocheuses.

Ses plus grands succès et collaborations
Jean-Paul Dréau est à l’origine de plusieurs grands monuments de la variété francophone :
-
Michel Polnareff — Lettre à France (1977)
Alors en exil financier aux États-Unis, Polnareff cherche un texte capturant le mal du pays. Jean-Paul Dréau lui écrit ce texte poignant, devenu un classique absolu de la chanson française.
-
Richard Cocciante — Le Coup de soleil (1979)
Sans doute son tube le plus emblématique (« J’ai attrape un coup de soleil, un coup d’amour, un coup de t’aime… »). Il collaborera à nouveau avec Cocciante sur des titres comme Magali ou Sincérité.
-
René Joly — Chimène (1969 / réédition 1977)
Un immense succès populaire qu’il écrit et compose pour René Joly.
-
Bibie — Tout doucement (1985)
Il a également signé ce tube incontournable des années 1980.
-
Elton John — Nobody Wins (1981)
Il adapte en anglais sa chanson J’veux d’la tendresse pour Elton John, qui rencontre un fort succès aux États-Unis et au Royaume-Uni.
-
Nicole Croisille — Téléphone-moi (1981)
Un titre intime et marquant sur le manque et l’attente.
Il a également prêté sa plume ou collaboré avec Françoise Hardy, Hervé Vilard, Nicoletta (Idole) ou Dave.
Un créateur discret
Cultivant une grande simplicité et restant le plus souvent dans l’ombre des interprètes, Jean-Paul Dréau avait reçu en 2018 les honneurs de la SACEM pour l’ensemble de son répertoire. Ses chansons continuent de faire partie du patrimoine de la musique populaire.
