On sait depuis longtemps que ce que nous mangeons joue un rôle dans notre santé cardiovasculaire.
Mais une équipe de l’AP-HM est allée regarder… 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝗮𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱’𝗮𝘁𝗵𝗲́𝗿𝗼𝗺𝗲.
Les chercheurs ont analysé les plaques carotidiennes de 𝟳𝟮 𝗽𝗮𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁𝘀 opérés, en comparant celles de patients opérés préventivement à celles de patients opérés après un AVC.
Leur objectif : comprendre ce qui distingue une plaque stable d’une plaque vulnérable, susceptible de provoquer un AVC.
Et les résultats apportent un éclairage biologique aux grandes études sur alimentation et santé cardiovasculaire :
Les biomarqueurs d’une alimentation riche en 𝗳𝗿𝘂𝗶𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲́𝗴𝘂𝗺𝗲𝘀, ainsi que le 𝗰𝗮𝗳𝗲́ consommé modérément, semblent associés à des plaques plus stables.
À l’inverse, certains dérivés de la vitamine B3 provenant principalement de 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁𝘀 𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝘂𝗹𝘁𝗿𝗮-𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲́𝘀 sont associés à des mécanismes inflammatoires rendant les plaques plus vulnérables.
Pour parvenir à ces résultats, les équipes ont utilisé une technique particulièrement poussée : 𝗹𝗮 𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗿𝗼𝗺𝗲́𝘁𝗿𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗰𝗼𝘂𝗽𝗹𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗿𝗼𝗺𝗮𝘁𝗼𝗴𝗿𝗮𝗽𝗵𝗶𝗲 𝗹𝗶𝗾𝘂𝗶𝗱𝗲, afin d’identifier les molécules présentes dans les plaques.
Une recherche menée par des équipes de l’AP-HM réunissant unité neurovasculaire, chirurgie vasculaire et médecine vasculaire, au sein du Laboratoire C2VN.
Ces travaux ouvrent notamment des perspectives pour affiner les recommandations alimentaires et aller vers une 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́𝗲.